L'Europe, pour compléter les accès haut débits filaires, ne jure que par le Wimax, Worldwide Interoperability for Microwave Access, technologie qui assure, nous dit-on, des débits élevés (jusqu'à 75 Mbps) sur un large rayon (50 à 70 km).
A ce jour, plus d'une centaine d'expérimentations WiMax sont menées dans le monde. La plupart d'entre elles se déroulent dans des régions à faible pénétration du haut débit : pays en voie de développement et zones rurales, notifiant ainsi que le Wimax est essentiellement vu comme un complément des technologies traditionnelles d'accès haut débit.
L'appel à candidature récent pour des licences régionales Wimax témoigne de l'intérêt porté par cette technologie en France : 35 candidatures pour 22 régions métropolitaines, plus les départements et régions d'outre-mer.
Qu'en est-il de cette technologie ? Est-elle promise à un brillant avenir ? Quels sont les obstacles à son déploiement ?
Le Wimax, une norme mondiale
Le WiMax est un dérivé du Wi-Fi fonctionnant dans une bande de fréquence située entre 2 et 6 Ghz. Contrairement à celui-ci, il permet des débits élevés et une couverture beaucoup plus large : plusieurs kilomètres contre quelques dizaines de mètres. Il se pose ainsi en alternative à l'ADSL ou au GSM dans les régions qui sont mal couvertes. Le Wimax a fait l'objet d'une normalisation mondiale au sein de l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), qui prévoit deux normes distinctes :
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802.16d : Wimax fixe
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802.16e : Wimax mobile
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Version fixe 802.16d |
Version mobile 802.16e |
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Le Wimax présente l'intérêt de fonctionner sur une large bande de fréquence (2-66 Ghz). Afin de permettre une importante propagation du signal, mais aussi dans un contexte d'harmonisation de l'utilisation des fréquences, il sera utilisé en Europe sur la bande des 3,5 Ghz.
Expérimentations de la version fixe du Wimax en Vals de Saintonge
Illustration 1: Pays des Vals de Saintonge
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Expérimentation Wimax en Pays des Vals de Saintonge |
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Objectifs |
Expérimenter le Wimax, dans le cadre du programme d'expérimentation Territoire Numérique Expérimental, en vue d'un déploiement à l'ensemble du territoire (53.000 habiutants, 25 % du territoire du département de la Charente-Maritime et 9 % de sa population). |
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Couverture territoriale visée |
Deux stations de base et une trentaine de sites de test permanents (entreprises, collectivités et quelques particuliers), répartis autour des deux stations. |
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Maîtrise d'ouvrage (collectivités) |
Pays des Vals de Saintonge |
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Maîtrise d'oeuvre |
Alvarion, TDF, e-Qual, Intel |
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Budget |
Environ 150 000 euros pour l'expérimentation |
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Date de lancement du projet |
Janvier 2002 : appel à projets du Conseil Régional Poitou-Charentes en faveur du développement numérique des territoires. |
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Date prévue de fin des travaux |
31 août 2005. |
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Financement |
50 % Europe, 25 % Etat-région, 25 % Pays des Vals de Saintonge. |
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Modèle économique |
Sera défini pendant l'expérimentation. |
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URL |
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Tableau 1: Caractéristiques de l'expérimentation Wimax en Pays des Vals de Saintonge
Source : Pays des Vals de Saintonge, Datar d'après Journal du Net
Les résultats issus de l'expérimentation permettent de fournir une première lumière sur les résultats technico-économiques du Wimax.
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L'étude a mis en évidence une « fiabilité globale du service ».
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Cependant, les tests ont également souligné la complexité à couvrir une zone selon ses caractéristiques. Font obstacles les bois et forêts, le caractère accidentel ou non du terrain, la visibilité, etc. Ceci n'est pas sans rappeler les problèmes de réception que l'on connaît avec les téléphones mobiles.
- Les tests font également remarquer que les performances constatées sont « plus limitées que celles annoncées, surtout en portée ». Bien que ce résultat ne soit pas systématique, il ressort de l'étude qu'« il y a couverture de 10 km à 15 km seulement si on est en ligne de vue ». Au delà, la couverture n'est pas toujours assurée. On est donc loin des 50 à 70 km annoncés en milieu rural.
Bien qu'il analyse les performances de la version fixe du Wimax, le rapport d'étude émet plusieurs réserves sur sa compatibilité avec la version mobile du Wimax et les évolutions à apporter sur les infrastructures :
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Incompatibilité des couches réseaux
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Changement des stations de base
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Densité du maillage plus important
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Le spectre de fréquences proposées n'offre pas de mobilité
L'appel à candidature pour des licences Wimax
L'utilisation des fréquences allouées pour le Wimax nécessite une licence, au même titre que l'UMTS pour les réseaux mobiles.
Dans ce cadre, l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communication Eléctroniques et des Postes) a publié un appel à candidature en août 2005 pour l'attribution de deux licences par région. 35 candidats ont ainsi déposé leur dossier définitif le 1er février 2006, dont 7 opérateurs uniquement pour la Guyane et/ou Mayotte. Avec notamment 6 candidatures sur plus de 18 régions, la multiplicité des prétendants dans la totalité des régions contribue à la rareté des fréquences et nécessite une sélection par le régulateur.
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Région |
Candidats |
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Alsace |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Alsace, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Aquitaine |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Aquitaine, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Auvergne |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Auvergne, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Basse-Normandie |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Nomotech, Société du Haut Débit |
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Bourgogne |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Bourgogne, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Bretagne |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Bretagne, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Centre |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Centre, e-Qual, France Télécom, HDRR Centre Est SAS, INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit, Champagne-Ardenne Bolloré Télécom, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Corse |
Bolloré Télécom, Collectivité Territoriale de Corse, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Franche-Comté |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Franche-Comté, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Haute-Normandie |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Haute Normandie, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Ile-de-France |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, France Télécom, HDRR Ile de France, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Languedoc-Roussillon |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Languedoc Roussillon, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Lorraine |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Lorraine, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Midi-Pyrénées |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Nord-Pas-de-Calais |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, France Télécom, HDRRMulti Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Pays-de-la-Loire |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions,INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Picardie |
Bolloré Télécom, Conseil Régional Picardie, France Télécom, HDRR Multi Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Poitou-Charente |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Poitou-Charente, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut Débit |
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Provence-Alpes-Côted'Azur |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, France Télécom, HDRRMulti Régions, INTERGSM.NET, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Rhône-Alpes |
Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Rhône-Alpes, France Télécom, HDRR Multi Régions, I.M.T.S International Microwaves Telecom Solutions, INTERGSM.NET, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit |
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Guyane |
France Télécom, Guyatel, Media Overseas, XTS Telecom |
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Mayotte |
France Télécom, Guet@li Haut Debit, GULFSAT France, Mediaserv SARL, STOI INTERNET, XTS Telecom |
Tableau 2: Candidats Wimax par région
Source : Scholè Marketing d'après ARCEP
Aux termes de l'ARCEP :
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6 acteurs ont déposé des dossiers de candidature sur plus de 18 régions métropolitaines (dont un a déposé également un dossier pour la Guyane et pour Mayotte) ;
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4 acteurs ont déposé des dossiers de candidature sur plus de 5 régions métropolitaines ;
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18 acteurs ont déposé un dossier de candidature sur une région métropolitaine ;
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7 acteurs ont déposé des dossiers de candidature concernant uniquement la Guyane et/ou Mayotte.
Ces candidatures mettent en évidence le rôle croissant des collectivités locales qui peuvent désormais devenir opérateur grâce à la « loi pour la confiance dans l'économie numérique ». Elles y voient l'opportunité de combler la fracture numérique ; en témoigne leur engagement auprès du gouvernement à couvrir la totalité du territoire en haut débit d'ici fin 2006.
Iliad, maison-mère de Free, détient la seule licence nationale Wimax grâce au rachat de celle-ci auprès d'Altitude Telecom.
Au terme de cet appel à candidature, deux acteurs par région seront choisis pour distribuer du haut débit.
Enjeux et incertitudes du Wimax
D'après la consultation publique de décembre 2004, le Wimax vise un double objectif : « desservir les zones d'ombre non couvertes par l'ADSL » et « favoriser le développement d'offres de services concurrentes aux offres existantes. »
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Le premier objectif vise à désenclaver le territoire qui n'a pas d'accès de manière égale au haut débit. En effet, l'ADSL représente la principale solution de haut débit (93% des abonnements fin 2005) et n'offre pas d'accès aux foyers situés à plus de 3,5 km du répartiteur téléphonique. Grâce à sa portée, le Wimax devrait répondre à ce problème de couverture. Toutefois, le Wimax montre des caractéristiques souvent comparables à l'ADSL... qui peuvent en faire le concurrent le plus sérieux. A l'instar de XTS Telecom aux Antilles et à la Réunion, il est possible de distribuer des offres multiplay sur Wimax.
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ADSL |
WIMAX |
|---|---|---|
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Portée |
- |
+ |
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Coût infrastructure |
= |
= |
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Solution triple play |
= |
= |
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Equipement d'accès |
+ |
- |
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Débit |
= |
= |
Tableau 3: Brêve comparaison ADSL - Wimax
Source : Scholè Marketing d'après l'étude expérimentale du Pays Vals de Saintonge
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Par ailleurs, sa version mobile fait du Wimax une technologie particulièrement intéressante face aux autres technologies de type 3G. En effet, bien qu'elle suscite des interrogations en terme d'infrastructure, elle pourrait proposer un accès à Internet haut débit en mobilité et constituer un concurrent sérieux à l'UMTS : les possibilités de mobilité sont moindres, mais les débits plus élevés. Rappelons que les licences UMTS ont été acquises par les opérateurs mobiles à plus de 600 millions d'Euros alors que, selon le cabinet Maravedis, « le coût moyen des licences 3G par Hertz est environ mille fois plus élevé que pour le Wimax ». Dès lors, avec un investissement moindre, le Wimax peut proposer du haut débit mobile, mais aussi de la VoIP. De quoi sérieusement inquiéter le modèle économique des opérateurs mobiles.
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Dernier point : le Wimax, s'il représente une menace pour l'ADSL ou les réseaux 3G n'est pas sans concurrence : le Wifi. Il est de notoriété que les hotspots Wifi se multiplient (100 000 dans le monde). Qui plus est, il est de plus en plus question de réseaux Wifi de ville : San Francisco, Portland, Paris, mais aussi Londres. Notons enfin l'initiative espagnole FON.COM, dans laquelle Skype et Google ont investi 18 millions de dollars, et qui propose de créer un réseau alternatif en mutualisant les réseaux Wifi (fort nombreux) des utilisateurs2. Sans compter qu'IBM annonce du Wifi à 630 Mbps! Il n'est pas impossible que le développement institutionnel du Wimax soit doublé par la génération spontanée du Wifi.
Conclusion
La technologie Wimax est attractive : avec des coûts comparables à l'ADSL, elle peut permettre de combler une fracture numérique qui n'aura de cesse de s'élargir à mesure de la montée en débits.
1/ La qualité de service "best effort" est celle qui est fournie traditionnellement par l'Internet : dans chaque section de réseau, elle traite de façon identique tous les flux qui circulent à chaque instant. Les dégradations (ralentissements, pertes) dues aux éventuelles surcharges sont réparties à égalité entre tous ces flux.. Le réseau "fait de son mieux" (best effort) pour tout acheminer le plus efficacement possible, sans s'inquiéter des besoins spécifiques éventuels des divers flux.
2/ 1/5 des abonnés Internet disposent d'un réseau Wifi domestique, soit plus de 2,5 M d'accès !
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